Jalons et souvenirs Glenn Case prend sa retraite

Glenn_yellow-ironToutes les personnes qui connaissent Glenn Case n’ont pas été surprises lorsque, lors d’une assemblée publique à Port Hope, en novembre dernier, le président de la Commission canadienne de sûreté nucléaire a pris la parole pour faire l’éloge des importantes contributions de Glenn à l’assainissement de l’environnement et à la décontamination de sites radioactifs.

Pendant sa vie active, qui aura duré plus de quarante ans, Glenn – qui quitte son poste de conseiller technique principal à l’IRPH en avril – a gagné la réputation d’être « LA » personne à consulter. Il a voyagé dans le monde entier pour participer à des contrôles et des travaux d’assainissement de sites – notamment en Afrique du Sud, à Madagascar, dans les Territoires du Nord-Ouest, en Alberta, en Colombie-Britannique et partout en Ontario.

À Port Hope, Glenn est maintenant un pilier de l’IRPH. Il est arrivé ici en 1976, pour participer aux premiers travaux de nettoyage de déchets radioactifs historiques de faible activité. Puis son épouse et lui-même ont décidé de s’installer dans cette collectivité. Il est très fier de ses contributions au processus qui a permis de trouver des solutions communautaires à l’assainissement de Port Hope et de Port Granby, et à l’application de ces solutions.

Doug Chambers, vice-président d’ARCADIS, a travaillé avec Glenn pendant plus de 40 ans, d’abord lorsque Glen était étudiant, puis à titre de collègue, et maintenant de client. « Glenn a toujours fait preuve d’un grand dévouement professionnel, car il voulait s’assurer que son travail, et celui de ses collègues, répondait à des normes élevées de qualité », a-t-il déclaré.

Glenn est particulièrement fier du travail d’enquête qu’il a réalisé le long de ce qui est maintenant connu comme l’« Itinéraire de transport dans le Nord », et qui, entre 1930 et 1950, servait à transporter le minerai depuis les Territoires du Nord-Ouest et l’Alberta jusqu’à la raffinerie d’Eldorado, à Port Hope.

« Ce qui avait débuté en 1991 comme un contrôle de la contamination d’un bateau et d’un quai en bois abandonnés au lac Great Bear a débouché sur le contrôle d’un itinéraire de 2 000 kilomètres, comprenant des cours d’eau, qui servait à transporter le minerai d’uranium et de radium depuis la mine, à Port Radium, jusqu’au terminal ferroviaire de Fort McMurray, raconte Glenn. Pendant les trois années qui ont suivi, j’ai effectué des contrôles le long de la route – par hélicoptère, aéronef et hydravion, par hors-bord, bateau à hydrojet, VTT, en automobile et en camion – pour repérer les endroits où il y avait eu des déversements de minerai pendant le transport. En tout, j’en ai trouvé 15. »

Quand on demande aux collègues actuels de Glenn, ou à ses anciens collègues, de décrire sa personnalité, ils s’exclament tous que c’est une personne « patiente, accessible et qui a le don de trouver des solutions aux problèmes ». Craig Hebert, directeur général du Bureau de gestion du Programme des déchets historiques, le surnomme également « Monsieur Sécurité ». « Glenn est chaque jour un modèle, au bureau comme sur le terrain, car il met consciencieusement en pratique notre devise : la sécurité du public, des travailleurs et de l’environnement est notre priorité numéro un ».

Sharon Pickering travaille aux côtés de Glenn depuis les années 1970. « Glenn s’exprime toujours avec la voix de la raison. Glenn est un mentor efficace, un gestionnaire qui appuie son équipe, un collègue et un ami. Il va vraiment nous manquer, tant parce qu’il a accumulé une somme incroyable de connaissances historiques, que parce que nous aimons le côtoyer au quotidien », a-t-elle déclaré.
Craig Hebert pense la même chose. « Glenn en sait probablement plus que quiconque sur les déchets historiques de la région. Il laisse un grand vide à combler. Toutefois, il a transmis ses connaissances à toutes les personnes qui ont travaillé avec lui et nous pourrons ainsi terminer le projet sans aucun problème. Nous remercions Glenn pour son travail et nous lui transmettons, ainsi qu’à son épouse Cathy, nos meilleurs vœux de bonheur à l’occasion de sa retraite », a déclaré M. Hebert.

Pour ce qui est de l’avenir, Glenn prévoit enfin prendre ces longues vacances dont il rêvait. Il va commencer par faire un saut sur la côte Est, à l’occasion du 150e anniversaire du Canada. De plus, l’année prochaine, Glenn fêtera ses 40 ans de travail à la caserne de pompiers de Port Hope. Il compte bien conserver ce poste pour l’instant. « J’aurais encore d’importantes responsabilités pour m’occuper l’esprit », dit-il.

21 avril 2017