Une vraie canicule

Mark_heatLa constante, dans le sud de l’Ontario, c’est la météo. La pluie et le beau temps sont au cœur des conversations : « il fait chaud aujourd’hui! », ou « on annonce de la pluie aujourd’hui », ou encore « la tempête de neige arrive ». Dernièrement, on se plaint tous de la chaleur. Avec des températures dépassant les 40 degrés Celsius (avec l’indice humidex), la chaleur a été particulièrement accablante pour les entrepreneurs de l’IRPH, qui travaillent surtout dehors. 

Ils ont l’habitude de travailler dans des conditions climatiques extrêmes, mais chaque année, on leur rappelle les mesures à prendre pour se protéger. S’il fait trop froid, ils risquent les engelures ou l’hypothermie. S’il fait trop chaud, ils risquent le coup de chaleur.

« À cette époque de l’année, les travailleurs doivent penser à deux choses : l’acclimatation et l’hydratation », explique Mark Dziarnowski, agent des Laboratoires nucléaires canadiens (LNC) chargé du contrôle de la sécurité sur les chantiers. Mark, qui est un vétéran dans le domaine de la sécurité, souligne que les travailleurs doivent démarrer leurs activités lentement, surtout s’il s’agit de travaux exigeants physiquement. « Et n’oubliez pas de boire de l’eau! » 

« Les travaux en plein air comme creuser des trous dans votre jardin ou construire une terrasse font partie des travaux exigeants. En plus, lorsqu’il faut porter de l’équipement de protection individuelle, comme c’est le cas des entrepreneurs chargés des travaux de forage et d’injection dans le port de Port Hope, ou encore porter des gilets de sauvetage, ça peut devenir très difficile. » Mark suggère de prendre régulièrement des pauses et de ne pas en faire trop.

De plus, les travailleurs sont tenus de s’hydrater et de s’interrompre pour boire de l’eau et se reposer dans les endroits frais mis à leur disposition.

« Dans le port, il y a des abris portables construits sur les barges et un bateau qui apporte de l’eau aux travailleurs, tout en gardant à l’esprit qu’il est interdit de boire et manger dans certaines zones de rayonnement », ajoute Mark. Sur tous les chantiers de l’IRPH, il y a des structures visant à se protéger de la chaleur.

Chaque entrepreneur de l’IRPH est tenu de mettre en place un plan de lutte contre les coups de chaleur, prévoyant des périodes de travail et de repos. Les agents de la santé et de la sécurité au travail vérifient l’état des travailleurs et veillent à leur sécurité.  

Les entrepreneurs ont recours à des appareils qui donnent l’indice de température du thermomètre mouillé, une référence absolue pour déterminer non seulement la température, mais également l’effet de la température, de l’humidité, de la vitesse du vent et des rayons du soleil sur les êtres humains. Ceci permet d’établir le degré d’activité que peut accomplir un travailleur et pendant combien de temps. 

« Dans le cadre de mes fonctions de surveillance, j’évalue ces plans pour m’assurer qu’ils ne sont pas réalistes et adéquats juste sur papier », ajoute Mark.

Étant donné le climat canadien, on peut s’attendre encore à des journées chaudes. Alors, que vous travailliez dans le cadre d’un projet de nettoyage de l’environnement aussi vaste que l’IRPH, ou que vous jardiniez, retenez deux choses : acclimatation et hydratation.

Relaxez et buvez!


31 juillet 2019